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L'un des cas les plus connus est celui des projets certifiés dans le cadre du Protocole de Kyoto qui sont appelés « mécanismes de développement propre » (projets MDP / CDM en anglais pour « clean development mechanism ») et qui délivrent un certain type de crédits de carbone appelés CER (certified emission reduction). Ce système, qui a été mis au point dans le cadre du Protocole de Kyoto, permet à des pays industrialisés qui se sont donné des cibles de réduction de GES d'investir dans des projets de réduction d'émissions dans des pays en voie de développement. Une telle approche est une façon moins dispendieuse pour les pays industrialisés d'atteindre leurs cibles de réductions de GES. Les crédits de carbone de type CER sont attribués par l'Organisation des Nations Unies (plus précisément par le bureau exécutif du mécanisme de développement propre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques) suite à un mécanisme très précis.
Les VER (verified (ou volontary) emission reductions) sont des crédits de carbone associés à des marchés qui ne sont pas aussi réglementés que ceux contrôlés par l'ONU. Ils correspondent à des réductions d'émissions qui n'ont pas suivi la totalité de la procédure édictée par l'ONU. Par exemple, un projet répondant aux critères techniques de l'ONU (réductions quantifiables, additionnelles, vérifiables, uniques, etc.) mais situé dans un pays n'ayant pas ratifié le protocole de Kyoto (ou dans un pays comme le Canada, par exemple, qui l'a ratifié, mais sans mettre en place par la suite des mesures réglementaires pour honorer ses engagements qui en découlaient) ne se verra pas attribuer de crédits de carbone par l'ONU sous forme de CER, mais il pourra suivre la même procédure technique et se voir attribuer des VER.
Les normes reliées aux crédits de carbone attestent que certains critères sont remplis quand les crédits sont développés et vendus à des acheteurs potentiels. Ces normes incluent :
- Voluntary Carbon Standards (VCS)
- ISO 14064-2 Standards
- Voluntary Emission Reductions + (VER+)
- Voluntary Offset Standards (VOS)
- Voluntary Gold Standards (GS VER)
- Green-e Climate
D'autres normes sont annoncées régulièrement. Ces normes comportent plusieurs critères communs, mais certaines sont plus sévères ou restrictives que d'autres et s'appliquent différemment en fonction de la nature du projet (p.ex. : les projets en énergie renouvelable et en efficacité énergétique sont éligibles aux normes de GS VER).
Pour des fins de comparaison, les gaz à effet de serre sont comptabilisés en unité équivalent CO2. Chaque GES a une durée de vie atmosphérique et une capacité de réchauffement. Les émissions des GES sont souvent calculées en unité équivalent CO2 soit la quantité de dioxyde de carbone (CO2) requis pour produire le même effet de réchauffement. Au sein du Protocole de Kyoto, six gaz ont été ciblés pour les réductions d'émission. En se référant au tableau ci-dessous et à titre d'exemple, le potentiel de réchauffement du méthane est de 21. Ce dernier chiffre indique que chaque tonne de méthane émise est considérée comme ayant un effet cumulatif de réchauffement pour 100 ans équivalent à 21 tonnes de CO2.
GAZ À EFFET DE SERRE : LES « SIX » DE KYOTO |
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| Nom | Abréviation | Potentiel de réchauffement global (CO2) |
% total d'émission dans le monde |
| Dioxyde de carbone | CO2 | 1 | 77 % |
| Méthane | CH4 | 21 | 14 % |
| Oxyde nitreux | N2O | 310 | 8 % |
| Hexafluorure de soufre | SF6 | 23 900 | < 1 % |
| Fluocarbones | HFC et PFC | 150 à 11 700 (HFC23) | < 1 % |
| Les gaz à effet de serre sont généralement mesurés et traités en tonnes métriques équivalent CO2 (tm eCO2). 1 tonne métrique = 1.1 tonne courte | |||
Les mécanismes de développement propre (MDP ou CDM en anglais) identifient plus de 200 types de projets liés à la compensation des émissions de carbone (carbon offset,) lesquels peuvent être divisés en plusieurs catégories comme les énergies renouvelables, la réduction du méthane, l'efficacité énergétique, le reboisement et la substitution aux énergies fossiles.
Les sources d'énergies renouvelables les plus connues et qui peuvent être considérées comme compensation des émissions de carbone sont l'énergie éolienne, l'énergie solaire, l'énergie hydroélectrique et les biocarburants. Certaines de ces sources sont utilisées pour réduire le coût différentiel entre la production d'énergie renouvelable et la production d'énergie conventionnelle, augmentant la viabilité commerciale du choix d'utiliser les sources d'énergie renouvelable.
Les crédits d'énergie renouvelable (RECs) sont parfois traités comme des crédits de carbone même si les concepts sont distincts. Alors que les crédits de carbone représentent une réduction des émissions des gaz à effet de serre, les crédits d'énergie renouvelable représentent une quantité d'énergie produite à partie d'énergie renouvelable. Pour faire la conversion, les énergies propres doivent être transformées en réduction de carbone en assumant que l'énergie propre déplace une quantité équivalente d'électricité conventionnellement produite à partir du réseau d'électricité local. Ces crédits sont considérés comme des mesures indirectes (en raison du fait que la réduction ne prend pas place dans le projet comme tel mais plutôt à l'extérieur) et il existe une certaine controverse sur cette question à savoir (1) si ceci mène vraiment à une réduction additionnelle des émissions et (2) qui recevra les crédits pour toute réduction qui peut survenir.
Quelques projets de compensation des émissions de carbone consistent en la collecte, l'emmagasinage et la combustion du méthane généré par les fermes d'élevage, les sites d'enfouissement de déchets ou autres déchets industriels. Le méthane a un potentiel de réchauffement de 21 fois celui du CO2. Lorsque brûlée, chaque molécule de méthane est convertie en une molécule de CO2 réduisant ainsi sa capacité de réchauffement de 95 %. Le méthane peut aussi être traité au moyen d'un digesteur anaérobique, ce qui permet de générer de l'électricité ou de la chaleur.
Alors que la compensation des émissions de carbone à la base de projets d'énergie renouvelable contribue à la réduction du carbone des sources d'énergie, les projets de conservation d'énergie visent à réduire la demande globale d'énergie. Les différents types de projets dans ce domaine sont :
Les polluants industriels comme les hydrofluocarbones (HFC) et les perfluorocarbones (PFC) ont un potentiel de réchauffement plusieurs milliers de fois supérieur au dioxyde de carbone. Parce que ces polluants sont faciles à capturer et à détruire à la source, ils représentent une mesure de compensation des émissions de carbone facilement applicable et économique. Les réductions des HFC, des PFC et d'oxyde nitreux (N2O) représentent 71% des mesures de compensation des émissions de carbone issues du MDP.
Les projets relatifs à l'utilisation du sol, le changement dans l'utilisation du sol et de la foresterie (LULUCF) se concentrent sur les réservoirs naturels de carbone comme les forêts et les sols. La déforestation, particulièrement au Brésil, en Indonésie et dans certaines parties de l'Afrique, est responsable d'environ 20 % des émissions de gaz à effet de serre. La déforestation peut être évitée soit en payant directement pour la préservation des forêts ou soit en utilisant des fonds provenant de mesures de compensation. Par exemple, presque la moitié du bois utilisé dans le monde sert à la préparation des repas ou au chauffage. L'utilisation de cuisinières efficaces énergétiquement peut contribuer à la réduction de la consommation du bois de 30 % à 50 %. Il existe plusieurs types de projets de LULUCF :
Les étapes suivantes sont fournies à titre indicatif seulement. Les délais peuvent varier en fonction du type de projet, du volume de crédits recherché, des normes utilisées, de la période du contrat, des risques associés à la délivrance, etc. :
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